Lettres épistolaires

Lettre anonyme n° 15

Cher XXX,

Vous ne vous trompez pas en pensant que la lettre 12 est un petit extrait de mon journal intime ; à trois détails près. Le mur de pierres était en réalité, un très vieux frêne ; l’étreinte coquine n’a pas été interrompue et le couvre-feu ? Le temps ne s’arrête-t-il pas lorsque deux corps se réclament ? Alors, au diable la montre dans de telles circonstances !

Depuis de nombreux mois, vous me montrez la voie. J’ai supposé, en lisant votre « Nota Bene », que je pouvais partager une liberté d’écriture. J’ai profité d’un feu au vert, pour m’autoriser une folle poursuite dans les rues d’un érotisme contrôlé.

Les mots grivois choquent parfois certains esprits. J’ai pris le risque que vous me jugiez avant que vous vous interrogiez sur l’émotion ressentie…

En écrivant cette variante, Je vous ai imaginé écarquiller les yeux, hocher la tête et chuchoter « elle est dingue cette fille ! ». Avez-vous grimacé plus que cela ? Avez-vous chuchoté d’autres paroles ?

Concernant votre lettre du 6 avril… Bravo ! C’est un « touché-pleuré ». Découvrir les photos de la statue en cours de réalisation, a déclenché de très fortes émotions. C’était très inattendu, surprenant et tellement chouette de l’imaginer entre vos mains. J’ai regardé.  Encore et encore. J’ai agrandi les clichés et je suis restée sans voix pendant plusieurs minutes.  Quelques larmes ont glissé sur mes joues. J’ai lâché prise et j’ai murmuré, « la vache ! il est juste incroyable ce mec ! »

Ne vous emballez pas ! Et rangez donc, ce sourire en coin de grand vainqueur. Si pleuré c’est perdre une vie, cela ne signifie pas que la partie est terminée. Même si je me considère, désormais comme un outsider, je m’inscris toujours dans la compétition. Alors, achevez cette magnifique œuvre, et poursuivons cette course vers la case ultime !

Je garde à l’esprit que vous êtes un gagnant, un adversaire, un grand champion. Je dois donc, rester extrêmement prudente.  Votre détermination à quitter votre geôle pourrait m’être fatale.

Tiens, aujourd’hui, vous me faites penser à un caméléon. Vous semblez vous adapter avec une désinvolture déconcertante, aux exigences du réel et aux contraintes du virtuel.

Vous commencez, sérieusement à encombrer mon esprit. Les voyants sont au rouge !

Parlons, maintenant, si vous voulez bien, de la chaise. J’ai dû interroger la toile pour me faire une idée précise de la situation. Hahahahah ! J’ai ri et j’ai imaginé la chose avec le matériel à disposition. Bon !  Dorénavant, lorsque je m’apprêterai à faire un tel achat, je repenserai à votre lettre… Amusant non ?

Cher XXX, pour une question de bon sens et de survie, je ne peux pas envisager que vous soyez un « ami », quel que soit l’adjectif qui le précède. Cela ne vous suffit-il pas d’être à mes yeux, tantôt un héros, un jouet, une muse, un maître d’armes, un lecteur, un fantôme, un caméléon et surtout un challenger ? Dans ce monde réel, qui m’est imposé, personne, à ce jour, n’a autant de titres. Considérez-vous comme un veinard. Dans un jeu, l’adversaire est plutôt vu comme un ennemi à « abattre ». Non ?

C’est votre choix de vous interdire une lecture qui pourrait vous apprendre un tas de choses sur l’esprit féminin. Qu’il en soit ainsi ! N’écrivez jamais, en bas de page « encore », si votre conscience vous torture. À moins que … Ce ne soit pas votre esprit qui souffre, mais bien vos biceps à force de creuser ! Quelques fourmillements peut-être ? Des crampes ? 

Nota Bene :

Vous me demandez si j’ai un grand ami ? Hahahahah ! Eh bien, je répondrai à cette question sous deux conditions :

1.Commencez donc à répondre à ma question de l’aparté du 4 février 2021

2.Glissez dans votre prochaine missive, mon vrai prénom ; histoire de vérifier si vous avez effectivement découvert qui se cache derrière ces lettres anonymes. Après tout, je ne suis pas à l’abri de jouer avec un bluffeur ! ;-

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