{"id":1704,"date":"2025-04-01T06:40:00","date_gmt":"2025-04-01T04:40:00","guid":{"rendered":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/?p=1704"},"modified":"2025-04-01T21:57:44","modified_gmt":"2025-04-01T19:57:44","slug":"1704","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/2025\/04\/01\/1704\/","title":{"rendered":""},"content":{"rendered":"\n<p>PROLOGUE<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019habitais dans une cabane, construite en bois de c\u00e8dre rouge, perch\u00e9e au sommet d\u2019une colline et d\u00e9limit\u00e9e par une palissade d\u2019ardoises. \u00c0 quelques m\u00e8tres de l\u00e0, apr\u00e8s les bosquets d\u2019arbres et les brise-vent naturels, un domaine familial r\u00e9gnait sur toute la vall\u00e9e. Nos relations avec le ch\u00e2telain se limitaient \u00e0 quelques conversations d\u2019intimidation dans l\u2019espoir qu\u2019il acqui\u00e8re la parcelle et le ruisseau s\u2019y attenant. Quelques habitants du bourg, manipul\u00e9s par les autorit\u00e9s charg\u00e9es de r\u00e9cup\u00e9rer les profits des paysans, dont faisait partie cette crapule, laissaient entendre aux villageois que ma m\u00e8re se livrait \u00e0 quelques pratiques de sorcellerie. Son laboratoire, un petit pavillon \u00e0 cinq pentes, visible du raidillon, disposait bien de quelques instruments de mesure, d\u2019outils en tout genre et de vieux manuscrits, mais ni balai, ni runes, ni chapeau pointu, \u00e9taient expos\u00e9s aux curieux qui recherchaient des v\u00e9rit\u00e9s en s\u2019\u00e9garant jusqu\u2019ici.<\/p>\n\n\n\n<p>Durant des ann\u00e9es, j\u2019ai laiss\u00e9 croire \u00e0 mes parents, que je m\u2019apeurais de toutes ces l\u00e9gendes illustr\u00e9es dans le grimoire h\u00e9rit\u00e9 de mes a\u00efeuls et partag\u00e9es devant le feu \u00e0 chaque lune descendante. Much\u00e9 dans une cachette de sol, il m\u2019avait \u00e9t\u00e9 formellement interdit de le consulter, sous peine de lib\u00e9rer les ogres, les g\u00e9ants et autres monstres, captur\u00e9s et emprisonn\u00e9s autrefois dans les pages, par de courageux chevaliers moyen\u00e2geux. Jusqu\u2019\u00e0 hier et aussi loin que je me souvienne, j\u2019ai accus\u00e9 mes parents de se jouer de moi. Je les ai m\u00eame parfois d\u00e9test\u00e9s de m\u2019emp\u00eacher de tourner les feuillets \u00e0 ma guise, convaincue que j\u2019aurais pu les apprivoiser et d\u00e9jouer leurs diableries.<\/p>\n\n\n\n<p>***<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le 2<sup>e<\/sup> jour de l\u2019an 1884<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Alors que nous nous appr\u00eations \u00e0 f\u00eater mon quinzi\u00e8me anniversaire, un vent du nord, glacial, violent, accompagn\u00e9 de neige, recouvra rapidement les sols d\u00e9j\u00e0 gel\u00e9s. Les loups, d\u00e9sorient\u00e9s et affam\u00e9s, quitt\u00e8rent la for\u00eat et se regroup\u00e8rent en meute devant notre bicoque au petit matin. Lorsque ma m\u00e8re prit le chemin du poulailler, le groupe se jeta sur elle. Mon p\u00e8re, alert\u00e9 par ces cris, se posta devant la harde. Les tirs de carabine ne suffirent pas \u00e0 la sauver et lui, charg\u00e9 \u00e0 son tour par les plus gros d\u2019entre eux, tomba.<\/p>\n\n\n\n<p>Je d\u00fb attendre deux jours que le blizzard disparaisse pour constater que leurs corps \u00e9taient sans vie. Si la nouvelle s\u2019\u00e9tait r\u00e9pandue au village, certains auraient cri\u00e9 \u00e0 la mal\u00e9diction, d\u2019autres en aurait profit\u00e9 pour me saisir la propri\u00e9t\u00e9. Pour ces raisons, je rendis leurs derniers honneurs en toute discr\u00e9tion et pr\u00e9textais quelques jours plus tard, lorsque l\u2019Haubereau<sup> (1)<\/sup> se pr\u00e9senta une nouvelle fois \u00e0 la grille, qu\u2019ils avaient d\u00fb se rendre chez une tante pour une affaire dont j\u2019ignorais tout.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(1) <em>Gentilhomme campagnard de petite noblesse.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>***<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant des mois, je n\u2019eus pour seule compagnie qu\u2019un Lyko\u00ef <sup>(2)<\/sup> baptis\u00e9 par maman&nbsp;: &nbsp;Pepper. &nbsp;Son apparence, jug\u00e9e hideuse, avait motiv\u00e9 quelques enfants du canton \u00e0 user de leurs lance-pierres. Pour \u00e9chapper \u00e0 leur agressivit\u00e9, il avait trouv\u00e9 refuge dans le cabinet de curiosit\u00e9s une journ\u00e9e de printemps de l\u2019an 1877. Depuis lors, il avait veill\u00e9 sur sa collection de livres de sciences comme un gardien prot\u00e8ge la porte des savoirs. Il qu\u00e9mandait aucune caresse. Il sortait peu, except\u00e9 \u00e0 chaque solstice d\u2019hiver o\u00f9 il s\u2019enfon\u00e7ait dans le sous-bois et n\u2019en revenait que le lendemain, sale et fatigu\u00e9. D\u00e8s qu\u2019il compris que sa ma\u00eetresse ne reviendrait plus, il abandonna le <em>penty<\/em>&nbsp;au profit de la maison.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(2) Race de chat, issu d\u2019une mutation naturelle d\u2019un chat domestique \u00e0 poils courts, sans sous-poil.<\/p>\n\n\n\n<p><em>***<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Hier, le 355<sup>e<\/sup> jour de l\u2019an 1884<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019hiver est la saison de la chasse, o\u00f9 seules, les b\u00eates les plus fortes que la nature a faite, survivent. C\u2019est la saison o\u00f9 les nuits sont les plus longues, o\u00f9 les risques sont les plus grands. <\/p>\n\n\n\n<p>Hier, la sentinelle \u00e0 quatre pattes avait disparu, me laissant seule avec mes d\u00e9mons. Ma vie, devenue une suite de rituels laborieux teint\u00e9s de m\u00e9lancolie, j\u2019avais d\u00e9cid\u00e9 en ce jour de solstice de ne rien faire. Mes parents me manquaient. Le silence me terrifiait.<\/p>\n\n\n\n<p>Avachie dans le canap\u00e9 us\u00e9, je fixais le plafond, lorsque mon esprit se rappela que quelques monstres, pr\u00e9tendument mal\u00e9fiques, \u00e9crou\u00e9s depuis bien trop longtemps par des parents mystiques, pourraient me divertir. Plus enthousiaste que r\u00e9fl\u00e9chie, je me levais d\u2019un bond, me rendis dans l\u2019atelier et extirpais le volume m\u00e9di\u00e9val de sa ge\u00f4le poussi\u00e9reuse. Sans grand m\u00e9nagement, je le d\u00e9posais sur le porte-livre en bois et je m\u2019installais sur la chaise \u00e0 bascule pour observer la mutation du monde imaginaire. Durant des heures, il ne se passa rien. Et puis, tandis que je m\u2019appr\u00eatais \u00e0 regagner ma couche, la chandelle de suif s\u2019\u00e9teignit sans raison, me plongeant dans une grande p\u00e9nombre. Je resserrais mes doigts sur les accoudoirs, lorsqu\u2019une force inconnue agita le rocking-chair v\u00e9locement.<\/p>\n\n\n\n<p>Quand je rouvris les yeux, je compris que la nuit \u00e9tait pass\u00e9e et que plus rien ne serait pareil&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>***<\/p>\n\n\n\n<p><em>Aujourd\u2019hui, le 356<sup>e<\/sup> jour de l\u2019an 1884<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019avais d\u00fb \u00eatre singuli\u00e8rement d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e pour avoir lib\u00e9r\u00e9 tous les saltimbanques qui occupaient maintenant toute l\u2019officine. Il y r\u00e9gnait un capharna\u00fcm fantastique. Quelques gobelins, farfadets se disputaient la collection de papillons dor\u00e9s, un griffon d\u00e9vorait des insectes naturalis\u00e9s et quelques korrigans et gnomes en tout genre, avaient commenc\u00e9 une partie d\u2019\u00e9checs. Si le d\u00e9cor n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 si r\u00e9aliste, j\u2019aurais affirm\u00e9 qu\u2019il ne s\u2019agissait que d\u2019un mauvais r\u00eave.<\/p>\n\n\n\n<p>Or, malgr\u00e9 le vacarme et la fr\u00e9n\u00e9sie, l\u2019atmosph\u00e8re \u00e9tait rest\u00e9e \u00e0 l\u2019identique, \u00e0 un d\u00e9tail pr\u00e8s&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Pepper, revenu de son errance, m\u2019ordonnait maintenant de me bouger les fesses&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Ne reste pas plant\u00e9 l\u00e0, Cory&nbsp;! hurlait-il. Ta m\u00e8re aurait aim\u00e9 que tu ram\u00e8nes l\u2019ordre&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019entrouvrais la bouche, \u00e9carquillais les yeux et ajoutais en articulant lentement chaque syllabe&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Tu parles&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Le temps presse&nbsp;! Nous devons ramasser toutes les pages du recueil \u00e9parpill\u00e9es par le cataclysme, m\u2019avertissait-il, tout en se faufilant \u00e0 grande vitesse entre les cr\u00e9atures.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Je ne veux pas para\u00eetre grossi\u00e8re, mais pourquoi devrais-je te faire confiance&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Arr\u00eate de jacasser Cory et r\u00e9cup\u00e8re ces foutus papiers, s\u2019\u00e9gosillait le greffier.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors que le f\u00e9lin s\u2019aga\u00e7ait de mon indolence, je constatai que nos h\u00f4tes d\u2019exception ne nous portaient aucune attention, bien que nous ayons \u00e9t\u00e9 bruyants dans l\u2019\u00e9change. En manque d\u2019inspiration, et dans l\u2019espoir de jouer la ma\u00eetresse de maison, je frappais dans mes mains tout en criant :<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Stop&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Le son vibrait encore sur mes cordes vocales, bourdonnait dans mes oreilles, lorsqu\u2019une voix fl\u00fbt\u00e9e me sugg\u00e9rait de penser aux bonnes mani\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; il est mal ais\u00e9 de dire \u00ab&nbsp;stop&nbsp;\u00bb de cette fa\u00e7on ! Rappelle-toi les r\u00e8gles de courtoisie si tu souhaites devenir notre nouveau conteur, m\u2019alertait le poulpiquet <sup>(3)<\/sup>, la main sur le cavalier, mettant l\u2019adversaire en position d\u2019\u00e9chec.<\/p>\n\n\n\n<p>Abasourdie, les bras ballants, je restais taiseuse lorsqu\u2019il rench\u00e9rit&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Aurais-tu donn\u00e9 ta langue au chat&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Il allait de soi que j\u2019\u00e9tais captiv\u00e9e. Mon immobilit\u00e9 et mon mutisme traduisaient une vell\u00e9it\u00e9 de ne pas renoncer \u00e0 leur pr\u00e9sence. Ne pas leur livrer bataille confirmait un refus d\u2019utiliser les quelques babillages maternels, que je n\u2019avais pas identifi\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9poque, comme des formules magiques. L\u2019encha\u00eenement de sons sans consistances me faisait maintenant d\u00e9faut pour domestiquer les maudits. N\u00e9anmoins, pour para\u00eetre investie devant ce chat impliqu\u00e9 \u00e0 collecter avec ses griffes les pages, je tentais sans grande conviction, un cri de ralliement&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Madada um&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; N\u2019importe quoi&nbsp;! peinait \u00e0 articuler l&rsquo;hippogriffe, la bouche pleine et moqueur de surcro\u00eet.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; <em>Higitus Figitus<\/em>, essayais-je de nouveau.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Voil\u00e0 qu\u2019il se prend maintenant pour Merlin  ! pouffait un gnome.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Voulez-vous cesser de vous comporter comme des monstres ? implorais-je en me hissant sur l\u2019\u00e9chelle de la biblioth\u00e8que&nbsp;? Pourriez-vous vous tenir \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s sans para\u00eetre gloutons, d\u00e9sinvoltes, impertinents ou encore insolents ? Dois-je vous rassurer pour que vous m\u2019accordiez un semblant d\u2019attention et pour que vous profitiez de cette demeure \u00e0 votre aise, sans attirer la haine des culs-terreux fouineurs ? L\u2019avenir pourrait ne pas \u00eatre si radieux, si ensemble, nous ne r\u00e9\u00e9crivions pas les contes avec plus de discernement que tous vos parents auteurs. Tous rassembl\u00e9s, l\u00e0, dans ce m\u00eame recueil, dans le seul but d\u2019apeurer les enfants. Mais, auriez-vous perdu la raison pour ne pas gagner en sympathie ?<\/p>\n\n\n\n<p>Tout d\u2019un coup, les mots me manquaient&nbsp;! Ils avaient cess\u00e9 leurs activit\u00e9s et me regardaient d\u2019un regard caressant et timide. Je tenais le bon bout et je poursuivais mon expos\u00e9&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>Tenez ! Ne devrions-nous pas vous trouver de nouvelles identit\u00e9s ? Toi l&rsquo;hippogriffe, que penses-tu de Buck (4) ? Toi le gnome, l\u2019elfe de la for\u00eat de Broc\u00e9liande, que penserais-tu de <em>Dobby<\/em> (5) ?<\/p>\n\n\n\n<p>Je renommais ainsi chaque personnage et modifiais les \u00e9pilogues de chaque histoires en pr\u00e9f\u00e9rant pour tous une <em>happy end<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(3) cr\u00e9ature l\u00e9gendaire du folklore de Bretagne<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(4)Cr\u00e9ature imaginaire cit\u00e9e dans l\u2019\u00e9pisode 3 de Harry Potter. Moiti\u00e9 cheval, moiti\u00e9 griffon.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">(5) Elfe de maison, attachant et impr\u00e9visible. Personnage cl\u00e9 de la saga Harry Potter<\/p>\n\n\n\n<p>EPILOGUE :<\/p>\n\n\n\n<p>Pepper reprit du service quelques jours plus tard, ayant boud\u00e9 durant toute la phase de r\u00e9\u00e9criture. N\u2019ayant pas le pouvoir de faire des pr\u00e9dictions sur ce que l\u2019avenir me r\u00e9servait, et ne quitta plus la demeure, m\u00eame les jours de solstices d\u2019hiver. Il devint l\u2019ami fiable et tendre que je n\u2019avais jamais eu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Texte d\u00e9finitif : I.IV.MMXXV<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J\u2019habitais dans une cabane, construite en bois de c\u00e8dre rouge, perch\u00e9e au sommet d\u2019une colline et d\u00e9limit\u00e9e par une palissade d\u2019ardoises. \u00c0 quelques m\u00e8tres de l\u00e0, apr\u00e8s les bosquets d\u2019arbres et les brise-vent naturels, un domaine familial r\u00e9gnait sur toute la vall\u00e9e. Nos relations avec le ch\u00e2telain se limitaient \u00e0 quelques conversations d\u2019intimidation dans l\u2019espoir qu\u2019il r\u00e9cup\u00e8re la parcelle et le ruisseau s\u2019y attenant. 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Son laboratoire, &#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1630,"comment_status":"closed","ping_status":"","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1704","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-defis-decriture"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1704","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1704"}],"version-history":[{"count":24,"href":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1704\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1736,"href":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1704\/revisions\/1736"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1630"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1704"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1704"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/antidote-epistolaire.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1704"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}