Divers

NO 2

Ambiance d’écriture :

Le premier, le tout premier souvenir de lui, est une voix. Un ton grave, une mise en garde, un avertissement. Un regard sombre, sans clignement, qui vous givre les pupilles et vous paralyse un sourire. Hypnotisée, vous voilà figée dans un corps de résine, prête à être abandonnée au musée Grévin. Votre horizon se limite à sa silhouette, contours vagues mais athlétiques. Vous restez debout grâce à son attraction. Vif et laconique, il palabre. Vous ne vous autorisez pas la controverse. Vous vous interrogez sur ses intentions et attendez, courageusement, l’épilogue verveux avant de repartir, chancelante et ébahie. Pour une question de survie, vous décidez de ne pas oublier cet interlude déplaisant et évitez l’espace qui lui sert de cage.

Les semaines passent et le fauve fait son retour. Comme ça, sans invitation. Cette fois-ci, il paraît affaibli, fragile, voire humain. Son agitation, somme toute maîtrisée, traduit qu’un événement extraordinaire vient de se produire. Il relate, peste. Vous gardez, une fois de plus, le silence. Amusée par cette distraction originale et inattendue, vous ovationnez secrètement la tirade théâtrale et le cours d’art dramatique que vous venez de suivre sans débourser le moindre kopeck. Vous relevez sa prestance, son charisme.

Si vous le croisez, méfiez-vous ! il est aisé d’être charmée…

Texte définitif : VII.XI.MMXXI

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